lundi, 23 février 2009
Hymne à ma mère

Cher journal, cela fait quelques jours, que je n'ai pas prit la plume pour t'écrire. J'ai une bonne excuse ! Depuis de nombreux mois, maman suit avec un courage et un moral sans faille, un protocole assez long pour vaincre la maladie. Cette semaine, elle a subit une intervention chirurgicale. On lui a ôter un nodule au sein. Après analyse, le verdict tombe... « Non cancéreux ». Quelle joie ! Quelle soulagement !
Tu comprends maintenant, cher journal, pourquoi je n'avais pas ma tête à l'écriture.

Ah !... Ma petite mère....
Aujourd'hui, elle est loin de moi. Je suis loin d'elle. Pourtant, il me semble qu'hier encore nous étions proches, si proches... Je me souviens des heures qu'elle prenait pour essayer de m'expliquer les « maths », lorsque j'étais collégienne. Je me souviens entendre le son de sa voix, comme une musique de fond, qui accompagnait mon imagination vagabonde. Car, il est vrai que très vite mon esprit prenait la tangente. Les mathématiques et moi, étions ennemis... Nous le sommes restés !

Je me rappelle aussi, ma période de future mère. Maman allait être grand-mère pour la première fois. Ma grossesse était un peu pénible, mais supportable car très gâtée et surveillée. Une phrase raisonne encore dans ma tête. Je ne l'ai jamais oublié. D'ailleurs, j'ai bien l'intention de la transmettre à ma fille, comme on transmet un témoin durant une course d'équipe, équipe de femmes.... Ma fille a 23 ans. Voilà, donc la phrase de maman, qui se voulait avant tout, être un conseil.
« Ma fille, dans quelques temps tu seras mère. C'est le plus beau rôle pour une femme, c'est l'accomplissement de son épanouissement. Mais, que ce superbe rôle, ne prenne pas le dessus sur celui d'épouse. »
Je crois qu'il m'a été facile d'être mère et femme ou femme et mère, grâce à mon époux, qui a vécu pleinement sa paternité, autant que j'ai vécu ma maternité. Seulement, au fil des années et de temps en temps, j'ai parfois oublié le conseil de maman.

Les relations entre mère et fille ne sont pas toujours au beau fixe. Il y a eu, une période ou je me suis éloignée de maman. Un peu d'incompréhension de chaque côté et beaucoup de fierté mal placée de ma part. Et puis, et puis,... Il fallait que je grandisse, tout simplement. A plus de quarante ans ! Il était temps !

Aujourd'hui, je pense avoir grandit... Quoique ?!... Et, Maman est Maman... Je l'écris avec un grand « aime » à l'encre de mon coeur.
Mapie
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lundi, 09 février 2009
Certains moments passés avec mon papa

Mon papa
Le 8 février, le jour d’anniversaire de mon papa. 79 ans ! Papa est un très beau monsieur, d’un âge certain. Ce matin, je l’ai appelé. Il était content, bien entendu. J’ai senti dans sa voix de l’émotion, après lui avoir dit qu’il était le meilleur et le plus beau des papas. Les kilomètres nous séparent, papa à Marseille et moi dans la région de l’Ile de France. Je sais que ma sœur et mon frère seront auprès de lui, cet après midi.
Maman aura comme d’habitude préparé un bon repas pour tous les deux. Ils ont maintenant 53 ans de mariage. C’est magnifique ! C’est merveilleux ! Je regrette d’être loin d’eux, surtout dans ces moments heureux.

Ah ! Mon petit papa ! Je me souviens lorsque j’étais petite. Il nous emmenait ma sœur et mon frère, mais surtout ma sœur, mon frère le benjamin était trop petit pour nous suivre. Il nous emmenait le samedi ou le dimanche dans les collines autour de la ville phocéenne. Nous partions sur les pas de mon auteur préféré, Marcel Pagnol. Nous grimpions comme le petit héros du « Château de ma mère » et «La gloire de mon père ». Une fois au sommet de ces merveilleuses collines, je pouvais admirer les villages de Allauch, la Treille, et plus au loin, Le Garlaban.
Souvent, le mistral me fouettait le visage, parfois même j'avais l'impression de boire la tasse, sauf que là j'avalais trop d'air et mes efforts en grimpant faisaient le reste. Je sentais mes joues rougir. Ah ! L'air de la Provence... Comme mon petit papa m'a fait aimer tout cela.

Et je n'oublie pas la méditerranée ! Il a été mon maître nageur. Je n'avais que six années, lorsque j'ai commencé à faire de longues de distances dans l'eau, accompagnée de mon papa. La technique était simple, d'abord nous partions tous les deux, j'étais sur son dos. Ensuite, lorsque je me sentais courageuse, je posais une main sur son épaule et de l'autre je faisais les mouvements de la brasse, mes pieds suivait le mouvement. Enfin, lorsque la témérité me gagnait, ma main lâchait l'épaule de mon papa et comme une grande, je nageais à ses côtés. Je me sentais tellement en sécurité à ses côtés, rien ne pouvait m'arriver.

Que de merveilleux souvenirs passés à côté de mon papa !
Mapie
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vendredi, 06 février 2009
La comptine du week-end : Père DODO et RIRI (fin)

Voilà, mes chers petits lecteurs, nous arrivons à la fin de cette aventure. La semaine prochaine une autre comptine vous attend. Je vous invite à me suivre dans le monde des comptines Mapie pour faire la connaissance d'un petit bonhomme de neige qui se prénomme BOULGLASS. Cette histoire est de circonstance ,puisque certains d'entre vous sont déjà en vacances et vont partir vers les montagnes enneigées. Pour les autres, les vacances approches. Quant à mes petits lecteurs qui ne partent pas, comme moi du reste, et bien nous pourrons rêver ensemble en lisant ou écoutant l'histoire de notre nouvel ami BOULGLASS.

CHAPITRE VI
Enfin, nous avons terminé. A ce moment là, nous apercevons juste la lune qui commence à disparaître pour aller se coucher. Les étoiles s'éteignent une par une, ainsi que les lumières des villes. Le soleil pointe, à peine, le bout de ses rayons.
- Il est l'heure de vite nous quitter ma petite Mapie. D'ordinaire, il y a bien longtemps que nous sommes de retour au Pays des Rêves. J'espère que maintenant, tu es rassurée. Lorsque ta maman parlera du marchand de sable, ne crains plus rien. Me dit avec beaucoup de douceur Père Dodo.
- C'est certain Père Dodo, je ne me cacherai plus sous mes draps. Maintenant, je vais vous attendre toi et Riri.
- Merci, pour ton aide, Mapie ! Je crois que cette nuit sans toi, beaucoup d'enfants auraient été déçus. Murmure Riri.
- Mais de rien, Riri, je suis prête à t'aider à nouveau, dès que tu veux.

Puis le nuage de Père Dodo et Riri, s'arrête devant la fenêtre de ma chambre. Je suis triste de quitter mes nouveaux amis. Je descends du nuage, puis je le regarde s'éloigner. Père Dodo et Riri me font des signes de la main. Je leurs réponds et le nuage disparaît.

Dans la chambre, ma sœur Renée, dort toujours d'un profond sommeil. Père Dodo a dû lui envoyer une sacrée dose de sable magique. Si elle savait !.... Je rentre dans mon lit des souvenirs pleins la tête et je m'endors.
- Les enfants, il est l'heure ! Il faut se préparer pour aller à l'école. Faites votre toilette, habillez-vous et venez prendre votre petit déjeuner. S'exclame maman.

Encore les yeux fermés, je pense : « Oh ! Là, là !... Tu dis trop de choses à la fois. Je n'ai pas dormi, moi ! J'ai travaillé... » .Puis, j'ouvre les yeux, je regarde autour de moi. Ma sœur est déjà levée. Elle se prépare. Une grande tristesse m'envahit. Suis-je bête ! Je n'ai fais qu'un merveilleux rêve. Père Dodo et Riri ne sont que des chimères. Je suis vraiment très, très triste et déçue. Pour ajouter à ma déception et me faire revenir à la banale réalité, maman me secoue en me disant de me dépêcher.

Comme tous les jours, je plie et range mon pyjama sous mon oreiller. Mes gestes sont vraiment lents. Je suis tellement, tellement peinée. Tout à coup, en soulevant mon oreiller, je découvre une pièce de monnaie, alors que je n'ai perdu aucune dent. Juste à côté, se trouve un grain de sable étoilé, plus gros que ceux de cette nuit. Je le prends entre mes mains et j'admire cet astre, comme me l'a appris Père Dodo. Et là, que vois-je, à travers ce grain scintillant ? Mes deux amis qui agitent leurs mains pour me faire un « coucou » J'aperçois Riri avec une belle banderole ou il y a inscrit « A ce soir ! »

Vite fait, je range mes trésors dans ma boite à secret. Je suis toute émoustillée. Je n'ai donc pas rêvé. Ce soir, je retrouve Père Dodo et Riri....
FIN
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jeudi, 05 février 2009
BIENTOT LA SAINT-VALENTIN
Un couple, une mise au point.

Cette année mon couple va fêter ses 30 ans. Exactement, le 4 août, abolitions des privilèges !

Il y a quelques temps de cela, je ne pensais pas, que je serais présente pour cet anniversaire. Je remettais pas mal de choses en question. Ma tête bouillonnait. Intérieurement, j’étais vraiment en colère. Une colère adressée, bien entendu, à mon époux. Il me semblait que l’histoire de notre couple tournait autour de lui. Je n’avais plus envie de faire des concessions car je pensais que lui n’en faisait pas ou n’en faisait pas assez….. Au bout de 30 ans de vie commune, il était temps que je me révolte.

Oui ! Pendant une période, je me suis enfermée sur moi-même avec cette colère. Il n’était plus question que je fasse un quelconque effort. Et, j’attendais… J’attendais quoi ? Que mon mari remarque ma mauvaise humeur ? Elle était facile à deviner. Je suis même arrivée, a un point ou je ne voulais plus me mettre à table à ses côtés. Un blocage ! Un ras le bol ! Je me demande si cela arrive à tous les couples. Je sais bien qu’il y a des hauts et des bas. Mais pour moi, cette période de doute, de remise en question était bien plus grave, que de simples hauts et bas.

Le plus terrible, c’est lorsque je campe sur ma position, je ne parle pas. Je n’ai pas envie de dialoguer. Pour moi, c’est certain, je suis en droit d’avoir mon âme de femme et d’épouse dans cette état. Est-ce que parce que je n’ai plus rien à dire ? Avons-nous plus rien à nous dire parce que nos deux enfants ont quitté la maison ? Situation souvent classique et bien triste….

Et puis, il y a les amis, la famille…. Il m’arrive de penser que c’est mieux chez les autres. Que les couples fonctionnent mieux. Mais, il suffit de recevoir pendant quelques jours ses amis, la famille. Et, là déclic ! Tout devient clair ! Je me souviens avec une infinie tendresse, pourquoi mon choix c’est porté sur cet homme qui partage ma vie depuis 30 ans. Sa force morale autant que physique. Son grand cœur, sa générosité. Ses défauts, la manie de la télécommande devant la télévision. Me laisser répondre au téléphone lorsque ce dernier sonne. Et, bien d’autres encore…. Ah ! J’oubliais, un peu macho, il est vrai.

On peut trouver superficiel de recevoir d’autres couples, pour comprendre qu’enfin compte le mien n’est pas si mal que cela. Mais en y réfléchissant, je crois simplement, que c’est une histoire de circonstance. Ces couples étaient présents à un moment donné de notre vie, de ma vie surtout. Alors, je me suis souvenue, que notre duo sur la scène de la vie est un succès qui dure parce que tout simplement, nous nous aimons, et surtout pourquoi nous nous aimons…

Je suis persuadée que le doute est nécessaire pour la continuité de l’amour, d’un amour.
Mapie.
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mercredi, 04 février 2009
LA DEPRESSION

Mon pays, « La Douce France » abrite un des peuples le plus dépressif au monde !...

Jour après jour, des dépressions traversent notre pays. Donc, faute de la météo, je ne suis pas sur mon banc, mais sur mon divan. Accessoire de circonstance pour le sujet de ma comptine de l’ « actu ». Cela, me fait sourire ! A côté du divan, la table basse, ma tasse de café dessus. J’aime cette image de l’auteur, du poète avec ces objets : feuilles blanches, stylo, et la sacrée tasse de café ! Superbe cliché ! Je m’y crois….
A cette heure, je suis un peu nostalgique. Je pense déjà, à demain. Demain, lundi, un jour que je n’ai jamais apprécié. Cela, depuis l’âge de la maternelle. Jour, que je baptise : « La reprise » ! Reprise après le week-end, reprise de l’école, reprise du travail… Oui ! Jour, qui pour moi reste une empreinte légèrement angoissante.

Voilà, vraiment les moments que j’appréhende. Ces sentiments de « vague à l’âme » ! Vague à l’âme, très belle expression qui définie mon existence. Ma vie est, comme un océan, ponctuée de remous, de lames et de creux. Il y a de quoi, avoir le mal de mer… Je suis malade ! Diagnostic, dépression ! Cette fois-ci, rien à voir avec la météo. Dépression, maladie sournoise. Je suis fautive, honteuse. Je culpabilise.
La dépression, une maladie, je n’y ai jamais songé. Je ressens un mal être, c’est un fait ! Il me semble que c’est juste un sentiment ou un ressentiment, comme vous voulez… Mais, non, pas une maladie. Mon « psy », autoritaire insiste, c’est bien une pathologie.

J’ai l’impression d’être décalée. Je pense à ceux, qui souffrent dans leur chair et, qui peut-être ne s’en remettront jamais… Pour moi, ce n’est que ma tête, qui ne trouve plus le rythme de sa logique. Un grain de sable a enrayé le mécanisme. L’envie de réfléchir est absente. Par contre, l’envie de dormir est plus intense. En effet, je me réfugie dans le sommeil, pour éviter de penser. Prendre une simple douche, devient un gros effort.

Cela fait des mois et des mois, des heures et des heures, ou je ne parle que de moi. Je parle, je parle… Je débite des flots de paroles. Quant à ma « psy », elle a devant elle, une grande feuille double. Je ne suis pas allongée sur un divan, simplement assise sur une chaise. Je me tiens droite comme la justice. J’ai l’impression d’être un professeur qui dicte une leçon de vie à un élève. Je dicte la leçon de ma vie. Jamais, je n’aurais pensé me retrouver là, à raconter, des moments, des sentiments les plus intimes de mon existence.

Tout en parlant, je sens, de temps en temps, des larmes inonder mes yeux. Où est ma fierté ? Je me laisse vraiment aller. Pourtant, plus je m’abandonne, plus je me sens bien. Je suis soulagée. Etrange situation… Ma « psy » ponctue mes récits de quelques phrases et parfois d’interrogations. Je réponds par des « peut-être », des « sans doute », sans grande conviction.

Puis un jour, mon praticien sort une phrase, comme elle en sort habituellement, lors de mes consultations. Et cela, pendant des mois, sans que ses allusions me provoquent. Mais, cette fois-ci, « bingo » ! Mon cœur s’accélère. Ma « psy » a raison ! Quelques mots et voilà le déclic. Elle a trouvé la clef, le grain de sable. J’en suis consciente, c’est une évidence et pourtant, je ne l’ai pas trouvé…. Tout parait si simple, je me réveille. Je sors d’une lourde torpeur, ou je me regardais vivre…. Non ! Je regardais une autre personne vivre, mais ce n’était pas moi !

Après cette phrase magique de ma « psy », j’ai continué à la consulter. Ce n’est pas le tout, de trouver la clef. Ensuite, il faut trouver la bonne serrure, et ouvrir la porte, pour sortir de ce long couloir, puis continuer à avancer. Retrouver, sa vie, là, où à un moment donné, on l’a négligé et laissé.

Je qualifierai la dépression par une citation de Shakespearienne que j'ose modifier, que les puristes me pardonnent : « être et ne plus être.... »
Aujourd’hui, je suis de retour. Les pieds bien encrés sur terre, même si parfois la marée amène avec elle, de nouveaux remous.
Selon, ce que j’ai attendu lors d’un reportage télévisé, je suis loin d’être la seule à connaître ce trouble profond du mal de vivre. Notre « Douce France » est l’un des premiers pays, ou son peuple perd le mode d’emploi pour apprécier la vie et trouve de l’aide à travers les tranquillisants, les antidépresseurs ect…. En sachant que bien souvent, il est confondu déprime et dépression….. Comment peut-on laisser faire ?

« Douce France, pays de mon enfance…. »
Mapie.
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mardi, 03 février 2009
Les Comptines de Mapie : Père DODO et RIRI - Chapitres IV et 5

Mes petits lecteurs, comme convenu je publie deux chapitres des aventures de Père DODO et RIRI. J'espère que vous aurez tout le temps de lire la suite de cette histoire pendant votre mercredi. Et, je vous donne rendez-vous pour le chapitre VI, qui sera la fin de la comptine. Bonne lecture.

CHAPITRE IV
Je me sens soulagée et légère, comme le nuage de Père Dodo. Ce dernier, jette un regard sur son épaule. Et, que voyons-nous tous les deux ? Riri qui s'est assoupie. Elle a tiré à elle, la capuche du manteau de Père Dodo. Elle est toute blottie. Son petit museau est posé sur ses deux pattes avant. Elle est toute mignonne. Père Dodo me demande :
- Ne t'avait-elle pas dit qu'elle devait commencer à travailler ?
- Oui, elle a d'ailleurs débuté à le faire. Elle a sortie une longue liste.
- Mais, tu penses bien que son travail ne se résume pas qu'à cela ?! Tu t'imagines bien qu'il faut aussi qu'elle dépose les pièces sous les oreillers des enfants qui ont perdu leurs petites dents.
- Oui, je comprends ! Mais, il ne faut pas lui en vouloir.
- Oh ! Je ne lui en veux pas. C'est nos petits dormeurs qui risquent de lui en vouloir s'ils ne trouvent pas leur pièce demain matin. Et, je ne te parles, même pas, de la réaction de Riri, si je ne la réveille pas. Elle m'en voudra énormément. Continue Père Dodo.
- Je comprends

Père Dodo caresse avec son index la petite tête de Riri et lui murmure à l'oreille :
- Il me semble que ce soir, tu as eu une faiblesse. Il faut te réveiller.
Riri lève son petit museau, elle regarde autour d'elle, s'étire et se frotte les yeux. Elle semble un peu ronchon.
- C'est votre faute ! Vous n'avez pas arrêté de parler. Père Dodo, je sais combien cela te tenait à cœur de montrer à Mapie, quel était réellement ton travail, pour qu'elle ne soit plus peur de toi. Mais cela a été long, et moi, qui sait, tout de toi, j'ai trouvé le temps interminable.
Oui, en effet ! J'ai bien raison, Riri est bien ronchon. Je ne me suis pas trompée.
- Okay, okay ! On a compris, mais maintenant, toi, n'en perd plus. Je te propose même de faire comme moi. Montre à Mapie comment tu opères. Ainsi, elle pourra t'apporter son aide. Tu gagneras du temps. Calme Père Dodo.

Riri me regarde, sa frimousse reste toujours sévère. Elle prend sa bourse et la jette par dessus son épaule. Elle me tend la liste des noms des petits dormeurs.
- Je connais cette liste par cœur, mais garde là avec toi, on ne sait jamais. Quant à toi, dirige-toi, plein sud. Ordonne-t-elle agacée à Père Dodo.
Maintenant, Riri est complètement réveillée. Elle prend les choses en mains en ordonnant. Père Dodo laisse faire. Il est même amusé. Il sait que sa petite amie va vite retrouver son calme, dès que son travail aura commencé. D'ailleurs, Père Dodo me lance un clin d'œil et sourit.

Riri s'est placée devant le nuage, elle scrute l'horizon. Elle me fait penser à un capitaine de bateau. Du haut, du nuage, je trouve le spectacle grandiose et magnifique. Nous naviguons entre les astres et les lumières des villes, que nous traversons. C'est vraiment féérique.
- On n'a pas le temps d'admirer le paysage. Dit sèchement Riri.
Maintenant, je trouve qu'elle en fait un peu trop. Je suis vexée et même peinée, par son attitude et sa réflexion. Je boude.
- Ne sois pas triste. Tu as raison, j'abuse. Allez ! Viens me rejoindre et fais-moi un beau sourire. Je vais avoir besoin de toi. Continue-t-elle avec douceur, cette fois-ci.

CHAPITRE V
Riri a donc retrouvé son calme. Elle nous demande à Père Dodo et à moi-même de bien vouloir de l'excuser pour son comportement. Père Dodo, pour toute réponse, du bout de son index lui tapote le museau. Quant à moi, je la rejoins et je lui fais un large sourire, comme elle me l'a demandé. Je veux lui montrer que je n'ai aucune rancune.

Docilement, Riri demande à Père Dodo de stopper le nuage. Nous sommes arrivés auprès d'un petit dormeur qui a perdu sa dent. Le nuage est au-dessus de sa maison. Riri lance une longue et grosse corde que je n'avais pas remarquée.
- Père Dodo, veux-tu envoyer un peu de ton sable magique sur notre petit dormeur ? Je voudrais être sure qu'il ne se réveillera pas, pendant que je ferai mon travail. Explique Riri.
- Bien entendu, Riri ! Je fais comme d'habitude. Répond Père Dodo.
- Oui, mais cette fois-ci, charge un peu plus la dose. Nous sommes deux à nous rendre auprès du petit dormeur. Donc, plus de risques de faire du bruit. Conclue Riri.
- Puis moi, je ne suis pas aussi petite que Riri, pour me glisser partout. Comment vais-je faire ? Et, je ne suis vraiment pas rassurée par la corde. Dis-je.

Père Dodo et Riri se regardent, puis éclatent de rire. Moi, je ne trouve pas cela drôle du tout. Je suis inquiète.
- Ne te fais pas de souci. Fais-moi confiance. Rétorque Riri.
- Oui, tu n'as pas à t'en faire. Riri est une « pro ». Puis, surtout, n'oublie pas, il y a un peu de magie autour de nous. M'explique Père Dodo.

Il est vrai que depuis un bon moment, je n'ai été que de surprises en surprises. Je ne m'étonne plus de rien. Alors, pourquoi m'en faire ? Bien que l'histoire de la corde.... Justement, Riri la lance dans le vide. Elle se balance juste au-dessus du toit de la maison que nous devons « visiter ». Je ne sais même pas comment cette sacrée corde est accrochée au nuage. Encore un mystère ?!...

Riri passe la première et s'accroche habilement à ce gros lacet. J'hésite et cette fois-ci, je n'essaie pas l'imiter en essayant d'être aussi agile et habile qu'elle. Au contraire, je m'agrippe péniblement et fortement à cette corde. Je la serre vraiment de toutes mes forces.
- Très bien Mapie ! Maintenant, fais comme moi, laisse-toi glisser. Me conseille Riri.
Dans ma petite tête, je pense : « Il n'en est pas question. Je vais tomber.... Je vais me rompre le coup ». Comme de bien entendu, Père Dodo et Riri ont lui dans mes pensées.
- Sois confiante, écoute Riri. Il ne t'arrivera absolument rien. Me dit Père Dodo.
- Allez, Allez ! Insiste Riri, qui est déjà au bout de la corde.

Je ferme les yeux et je me répète : « Oui, j'ai confiance, j'ai confiance ». Et, tout en marmonnant ces mots, mes mains se desserrent de la corde et je me laisse glisser. Je ne peux vous expliquer la sensation que j'ai pu ressentir. Je me souviens d'une chose c'est que mon cœur battait la chamade. Enfin, lorsque je décide d'ouvrir les yeux, je me trouve dans une chambre d'enfant. Comment y suis-je arrivée ? Seule, Riri pourrait vous l'expliquer. Mais, il y a certaines choses que Père Dodo et Riri gardent secret. (A nous faire marcher notre imagination pour essayer de comprendre).

Riri et moi, nous nous trouvons dans la chambre d'un petit garçon. Riri me dit qu'il s'appelle ESTEBAN. Il dort profondément. Père Dodo a bien fait son travail. Riri avec rapidité, et toujours agilité se glisse sous l'oreiller du petit dormeur. Elle y dépose une pièce et revient avec la dent du petit ESTEBAN. Puis, elle me montre une porte et me murmure :
- Derrière cette porte, il y a la chambre des parents. Tiens, je te donne la dent et tu vas la placer sur la table de nuit. Un papa et une maman aiment toujours garder en souvenir les premières dents de leurs petits.
- Mais tu n'as pas peur que je fasse du bruit ? Moi, je n'ai pas l'habitude comme toi. Dis-je avec inquiétude.
- Il faut un début à tout et j'ai confiance en toi. Répond Riri.

Le fait que Riri me fasse confiance, je redouble d'applications. Je ne veux pas la décevoir et je m'exécute. Ouf ! Tout se passe à merveille. Je suis fière de moi.
- Tu peux l'être ! Chuchote Riri, qui encore une fois, a lu dans mes pensées.
Maintenant, Riri donne plusieurs coups sur la corde pour alerter Père Dodo, que nous avons fini notre tâche auprès du petit ESTEBAN. Cette fois-ci, Riri et moi nous nous enroulons autour de la corde. Cette dernière remonte doucement jusqu'au nuage. Pendant l'ascension Riri me dit :
- Ne me demande pas comment Père Dodo arrive à nous hisser. Je ne lui ai jamais posé la question et donc je n'en sais rien. Il a ses propres secrets que je respecte.

N'étant pas encore très à l'aise et rassurée au bout du gros lacet, je fais juste un petit signe de la tête. Ouf ! Enfin, nous voici arrivés sur le moelleux et confortable nuage. Je me sens bien mieux. Pourtant le travail de Riri n'est pas terminé. N'oublions pas que la liste est longue. Au bout, de plusieurs descentes et remontées, je prends de plus en plus d'assurance. Je fins par aimer réellement ce que je fais, c'est à dire seconder Riri.
N'oubliez pas les enfants, la suite et fin vendredi.
Mapie
17:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture, écrire, poésie, poème, histoires, littérature, littérature jeunesse
lundi, 02 février 2009
Un peu de tout.....

Promenade dans Paris et chandeleur
J’ai prit un peu de temps pour me promener dans la capitale. Pendant quelques jours, j’ai joué à la touriste. Le bateau mouche, quelques musés, quelques salons de thé. J’aime les terrasses de café de Paris, j’aime m’y asseoir, regarder les gens passés, les gens s’affairés. Au bout d’un moment, je prends un petit carnet, que j’ai toujours dans mon sac. Là, je note ce que je vois, parfois même ce que j’entends.
Il est vrai que j’ai laissé pendant quelques jours l’écriture de mon journal, mais me revoilà ! Avec sans doute, plein d’idées, plein d’inspirations, plein de chose à dire. Du moins, je l’espère….

Aujourd’hui, c’est la chandeleur. Ce matin, j’ai préparé ma pâte à crêpes et à midi j’en ai fait sauter quelques unes. Je continuerai ce soir ! Maintenant, nous sommes deux à la maison. Mais, j’ai gardé l’habitude d’en faire une quantité suffisante comme si nous étions encore avec les enfants. Ah ! Un peu de nostalgie dans ces quelques lignes. Mon époux est toujours navré de voir que je fais toujours de la cuisine pour quatre. Il n’aime pas se nourrir du même plat, pendant plusieurs jours. Mais, il faut qu’il s’y adapte c’est tout. Donc, crêpes pour un bon moment.

Dans quelques temps, je dois reprendre mon travail. Je n’ai pas envie de continuer dans ma profession. Je suis instructeur de permis de construire et cela ne me plaît pas du tout. J’ai envie de changer de boulot, avoir un emploi qui m'intéresse. Je sais que je ne suis pas la seule à penser ainsi et plus de la moitié de la population active a le même désir que moi. J’ai honte de penser ainsi, car je suis fonctionnaire et que j’ai la sécurité de l’emploi. Seulement, toute cette hiérarchisation, dont jouit l’administration, me coûte.

PETIT MESSAGE AUX ENFANTS
Maintenant, je m'adresse à mes petits lecteurs. Ce week-end, je n'ai pas publié la suite de ma comptine et je m'en excuse. Alors, les enfants, je vous donne rendez-vous demain soir pour la retrouver. Mardi, veille du mercredi ainsi vous aurez le temps de la lire. Je vous donne donc rendez-vous demain, mes chers petits lecteurs.
Mapie
18:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, chandeleur, promenades, administration, hiérarchie, écrire, écriture
lundi, 26 janvier 2009
NE PLUS ECRIRE ?

Mal de tête…. Week-end foutu !
Bonjour tout le monde, une semaine qui commence…. Et, pour moi ce n’est pas la grande forme. Souvenez-vous ? Il y a quelques temps, je parlais des fins de semaines ou rien ne se passe comme vous le désirez. Eh bien ! Ce week-end cela s’est passé pour « ma pomme » ! Mal de tête…. Et couchée dans la pénombre de ma chambre. Malgré les cachets, rien n’y a fait. Je n’ai même pas pu me mettre devant mon ordinateur. Au contraire, j’avais l’impression que la douleur s’accentuée.

Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’une partie de mon crâne est endolorie, mais cela va mieux. J’ai tout de même la crainte que la douleur se réveille. Mes maux sont tellement intenses. Passons, je ne vais tout de même pas disserter sur ma migraine.

Ce matin, j’ai lu mes mails. Il y avait une réponse d’une maison d’éditions, concernant mes comptines. Encore une triste déception avec toujours la même réponse. Mes histoires ne rentrent pas dans le cadre de leur projet d’éditions. Tu parles ! Faut-il que je m’accroche ou que j’abandonne ? Un moment donné, je publiais mes histoires sur un journal du net qui s’appelle LE POST, un journal qui fait parti du quotidien LE MONDE. J’avais pas mal de lecteurs aussi bien grands que petits avec de très bonnes critiques. Cela me motivait un peu pour continuer à écrire. Mais, en ce moment je ne sais plus que trop penser.

Mes proches aussi m’encouragent. Pour eux, les maisons d’éditions n’ont pas envie de perdre leur temps avec une illustre inconnue. Ils me font sourire, car ils vont jusqu’à dire que notre pays par rapport à d’autres pays européens, ne prend plus de risque et se laisse vivre depuis des années et des années sur une certaine notoriété qui commence terriblement à s’user. Dont la créativité ! Les français attendent que les pays voisins innovent et ensuite, ils suivent comme des petits toutous.

Ah ! Mes proches m’aiment beaucoup ! Et moi je les adore, car j’avoue que leur argument me fait du bien et je veux y croire. Donc, pour conclure, j’ai décidé et je continue à écrire.
Mapie
14:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : les comptines de mapie, maisons d'éditions, éditeurs, éditions, écrire, lire, blog
vendredi, 23 janvier 2009
AMERTUME ET LA COMPTINE DU WEEK-END (suite)

Me voilà dans mon salon. Je suis installée confortablement dans un fauteuil avec mon ordinateur sur les jambes. Pour moi, c’est le meilleur instant de la journée. C’est moment d’écriture ! Souvent, je ne sais pas ce que je vais raconter. J’attends que l’inspiration me vienne. Le plus difficile c’est de trouver le sujet à traiter. Pour l’instant, je regarde de temps en temps la télévision. Mon époux a choisi une chaîne où l’on transmet un téléfilm qui parle du monstre du LOCKNESS, film à sensation et à suspens. Rien de bien réelle ! Mais, je ne suis pas là, pour raconter ce que je regarde.

Aujourd’hui, j’ai eu un commentaire sur une courte comptine, que j’ai écrit pour les enfants. Un commentaire méchant et même pas constructif. Me disant, que les enfants n’avaient pas besoin d’histoire, et que de toute façon, ma comptine était nulle. Ce commentaire était stérile. J’aurais aimé avoir une vraie critique. Une critique qui me parle de mon style, de la composition de mes récits, et même des sujets qui composent mes histoires. Je suis tout ouïe, si cela peut m’aider à mieux écrire et raconter. Mais ce genre de commentaire est vraiment mesquin. Malgré cela, lorsqu’on s’expose en ayant un blog, il faut s’attendre à avoir ce genre de commentaire. Donc, je voulais faire, juste une mise au point en répondant à la personne qui m’a envoyé ce petit commentaire. Maintenant, passons à autre chose.

Je suis sans doute amère, oui ! En ce moment, ma rancune est bien présente. Est-ce de la sensibilité ou de la sensiblerie ? Aujourd’hui, je ne pourrais pas répondre à cette question. Il me faut encore un peu de temps. Encore un peu de temps pour comprendre ce qui me pousse à écrire, à aimer écrire ?!!!!!

Je vais m’arrêter là et penser à mes petits lecteurs pour la suite de la comptine du week-end. Quant aux parents, je leur dis à plus tard. Peut-être demain….
Mapie

LES COMPTINES DE MAPIE - Père DODO et RIRI : Chapitres II et III

CHAPITRE II
Je respire profondément. Comme je suis bien !... Mes paupières peuvent se fermer tranquillement. D'ailleurs, elles sont lourdes, très lourdes. Je ne pense plus à rien.
De nouveau, une brise vient me caresser mon visage. Mes yeux ne s'ouvrent plus. Je suis trop fatiguée. Mais une voix me susurre :« Bonsoir Mapie ! » . Je m'entends répondre sans soulever les paupières « Bonsoir »
- Tu n'as pas envie de savoir à qui tu parles ?
- Si, mais je ne peux pas ouvrir mes yeux. Trop, trop fatiguée. Dis-je en articulant à peine.
Soudain, un claquement de doigts raisonne au dessus de ma tête. Là, brusquement, mes paupières se soulèvent avec facilité. Surprise, je me redresse. Devant moi se tient une silhouette. Elle s'approche de moi, puis s'assoit sur mon lit.

Maintenant, je découvre un homme d'un âge certain, tout vêtu de blanc. Il porte un long manteau avec une capuche et une grande écharpe. En fait, il ressemble un peu au Père Noël. Mais, au lieu d'avoir une longue barbe, il porte une élégante moustache, aussi blanche que son bel habit. Derrière de petites lunettes toutes rondes, se cachent des yeux clairs. Le regard est doux.

Tout à coup, je m'aperçois qu'il a sur son épaule une petite souris. Elle est drôle ! Elle est assise sur son postérieur. Ses pattes de devant sont croisées sur son minuscule poitrail. De même, ses pattes de derrières sont tout aussi croisées, d'une manière élégante. Cette petite souris me semble coquette !
Je me frotte longuement les yeux. Puis, je regarde autour de moi. Je ne vois plus le lit de ma sœur. Je n'aperçois plus les murs de ma chambre. Seule, la fenêtre est restée là, comme suspendue dans les airs. Il y a juste stationné devant, un superbe nuage.
- Non tu ne rêves pas ! Par contre, tu es réellement au « Pays des Rêves ». Surtout, ne sois pas effrayée. Je me présente, je suis le marchand de sable.

En attendant cela, je sursaute toute de même. «j'ai été prise sur le fait ! » Suis-je entrain de penser. Le marchand de sable a découvert mon manège. Me cacher sous les draps, cela n'a pas marché. Et, dire que j'ai sué pendant des heures ! Je baisse la tête. Je suis honteuse. Le marchand de sable continue :
- Tu peux me regarder. Je sais que ta maman, tous les soirs, te parle de moi. Mais contrairement à ce que tu penses, je ne suis pas là pour te punir. Je ne lance pas de sable dans les yeux des enfants. Quelle personne pourrait faire cela ? J'ai beaucoup de peine que l'on puisse croire que je suis capable d'agir ainsi.

Maintenant, j'ose regarder le marchand de sable. Il a un sourire triste. La petite souris est toujours sur son épaule. Elle fait mine de tousser.
- Oh ! Je manque à tous mes devoirs. Continue le marchand de sable. « Je te présente la petite souris « Riri » . Elle m'accompagne tout le temps. Tu sais elle.... »
- Eh, oh ! Interrompt Riri. « Je peux parler moi aussi. Oui, je suis Riri, la petite souris. Père Dodo et moi, on ne se quitte jamais. Oui, c'est comme cela que j'appelle mon ami le marchand de sable. Je suis donc la petite souris qui cache une pièce sous l'oreiller des enfants, lorsqu'ils perdent leurs dents. Je suis déjà venue te voir »

Riri est vraiment surprenante. Elle se comporte comme une petite bonne-femme, avec des manières de petite bonne-femme. Elle passe ses mains pour lisser sa jolie robe de poils blancs, s'arrange les oreilles. C'est vraiment une souris très coquette. Cela m'amuse ! Quant au marchand de sable, appelons le donc Père Dodo, comme Riri. Moi aussi, je préfère ce surnom. Vous avez compris, maintenant, d'où vient ce nom de baptême ?!...

Père Dodo est toujours assis au bord de mon lit. D'une main, il caresse son élégante moustache. Puis, une fois que Riri a fini de parler, il me regarde et me dit :
- Si tu veux, je t'invite à venir, avec nous, faire un tour sur mon nuage.
Cette proposition, je l'avoue me tente plus que tout. Mais, papa et maman m'ont toujours appris à ne pas suivre des inconnus. Je ne peux pas désobéir. Pourtant, ce n'est pas l'envie qui me manque.
- Ne t'en fais pas, nous ne sommes pas des inconnus. Tes parents nous connaissent bien. Surtout ta maman, n'est ce pas ? Donc, ils ne diront rien. Conclue Riri.

Je suis surprise, Riri a deviné ce que j'étais entrain de penser.
- Certes, Riri et moi, nous avons ce don, nous arrivons à lire dans les pensées des enfants. Continue Père Dodo.
Convaincue par Riri, je ne me fais pas prier. Père Dodo m'aide à me lever. Il me prend la main. Riri est toujours bien installée sur son épaule.

Le nuage est toujours là, stationné devant la fenêtre de ma chambre. Plus rien ne me semble anormale. Je me laisse guider par Père Dodo et Riri. Nous montons sur le nuage. Père Dodo me tend une jolie couverture, très douce et toujours blanche.
- Couvre-toi ! Nous allons prendre les airs et dans le ciel, il fait toujours un peu frais, même en plein été.
- Merci ! Dis-je.

CHAPITRE III
Nous nous installons sur ce beau et douillet nuage. J'ai l'impression d'être sur un gros morceau de coton, ou je m'enfonce confortablement. Le nuage prend de la hauteur. J'ai l'impression de rejoindre les étoiles, de pouvoir tendre la main et les toucher. Père Dodo et Riri sourient de mon émerveillement.

La petite souris plongent ses pattes de devant, dans les profondeurs du nuage. Elle en sort une jolie bourse, qu'elle secoue. J'entends le son de pièces sonnantes et trébuchantes. Puis, elle me chuchote :
- Je vais commencer mon travail. Elle ouvre le petit sac et sort un papier roulé. Elle continue : « Tu vois, la dessus, j'ai tous les noms et prénoms des enfants qui ont perdu leurs dents ».
Riri me tend cette liste. C'est un épais rouleau de papier. Elle m'autorise à le dérouler. Ciel ! Que de noms inscrits.
- Mais, la nuit ne te suffira pas ! Dis-je.
- Ne t'en fais pas ! Bien au contraire, je vais avoir largement le temps. Cela fait tellement d'années que je fais ce merveilleux travail.

Puis, je me tourne vers Père Dodo, qui est entrain de guider très adroitement son nuage. Il me regarde et me dit : « Je sais que tu attends que je te montre la manière dont je travaille. Alors regarde ! »
Comme Riri, il plonge une de ses mains dans le nuage. Il en sort une poignée de sable dans chaque main. Il tend ver moi son bras et ouvre des doigts. Des grains de sable scintillent.
- Regarde bien ! Dit-il. « Scrute bien et prends un grain dans ta main »

Je suis scrupuleusement les instructions de Père Dodo. J'ai maintenant, au creux de ma main, un point étoilé qui brille. En fait, j'ai l'impression de tenir entre mes doigts une minuscule étoile.
- Tu vois ! Ce n'est pas du sable ordinaire. C'est un sable magique. Tu vas penser que j'insiste encore lourdement, mais je te demande de bien regarder, à nouveau, ce que tu as au creux de ta main.

En effet, je ne comprends pas trop l'insistance de Père Dodo. J'ai bien remarqué que je tenais une petite étoile entre les doigts. Mais bon, de nouveau, comme me le demande Père Dodo, mes yeux se posent sur le minuscule astre. D'un seul coup, j'aperçois des images qui défilent comme un dessin animé. Je demande :
- Qu'est ce que c'est ?
- Tout simplement, des rêves qui font le bonheur de tous les enfants, de tous les petits dormeurs. Père Dodo soupire longuement et continue : « Tu vois, je ne suis pas là pour faire pleurer les yeux des enfants. Toi, qui a si peur de moi, lorsque tu n'arrives pas à trouver le sommeil et qui te caches sous les draps. Je veux t'expliquer que mon travail est de faire rêver les enfants. Lorsque, je jette une poignée de mon sable magique dans une chambre d'enfant, chaque petit grain étoilé éclate comme des bulles de champagne et envahit la pièce de merveilleux rêves. Regarde ! Je vais te montrer, comment cela fonctionne. Tu vas même m'aider. Tiens : prend une poignée de sable ».

Je plonge ma main dans le nuage et je remplis celle-ci de matière scintillante. Père Dodo ralentit le nuage. Il le fait stagner au-dessus d'un groupe de maisonnettes. D'un geste majestueux, il lance son sable. Il me fait signe d'en faire autant. J'essaye de l'imiter. Je voudrais que mon lancé soit aussi élégant que celui de Père Dodo. Malheureusement, je le trouve un peu maladroit. Pourtant, Père Dodo me félicite. Sans doute veut-il me faire plaisir ?...

Il fait descendre son nuage à la hauteur d'une fenêtre. Les volets sont fermés, pourtant je ne sais par quel phénomène, mais je peux apercevoir la chambre de deux petites filles. Sans doute, des sœurs, elles dorment profondément. Je vois la pluie d'étoiles, que nous avons lancée, Père Dodo et moi. Elle effleure les lits des petites filles. Les petits astres éclatent comme des bulles de savon, ou des bulles de champagne, comme dit Père Dodo. Je regarde les petites dormeuses, un sourire sur leurs petites lèvres se dessine. A ce moment là, je comprends que les rêves ont rempli leur sommeil.

Père Dodo me regarde. Je crois qu'il attend de voir ce que je peux penser. Mais, non suis-je bête ? Père Dodo arrive à lire dans mes pensées. Nos regards se croisent, il sourit, puis me dit doucement :
- J'espère que tu n'auras plus peur de moi ?
Je m'exclame : « Oh ! Non, je n'aurais plus peur du tout »

Les enfants, je vous donne rendez-vous vendredi prochain, pour la suite de cette aventure.
Mapie.
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jeudi, 22 janvier 2009
Un jour de fin d'été.....

Un parc, un banc et moi….
Me revoilà, sur mon banc ! Cette semaine doit être la plus chaude de l’été, parait-il ?! Il faut que j’en profite ! Ici, en Ile de Franc, je trouve que les arbres perdent leurs feuilles très tôt. Tiens ! Le carillon du clocher sonne les 14 heures. Il est encore bonne heure… Je n’entends pas les enfants.
Par contre les jardiniers de la ville sont là. Ils ne portent pas de salopette, ni de chapeau de paille. Je le regrette ! Mais, je dois dire qu’ils font bien leur travail, le parc de Montmorency est magnifique.

Une jeune femme vient de s’assoir sur la pelouse, en face de moi. Petit débardeur, bermuda. La voilà, installée en plein soleil, elle y croit ferme, elle va bronzer.

Je suis dérangée par un jardinier de la ville. Pantalon gris de travail, tricot blanc. Il joue de la tronçonneuse. Cela casse mon ambiance ! Où sont les beaux jardiniers d’antan ? Il est entrain de tronçonner un petit pin qui n’a pas su grandir correctement. Il faut dire qu’il est à côté de son frère, qui ne lui a pas laissé le choix. Ca y est ! Il vient de tomber sur le sol « pelousé ». Son tronc n’est pas très gros. Vraiment ce jardiner est sans pitié ! Maintenant, il s’acharne sur les branches. Pourquoi démembre-t-il se pauvre pin ? Il est si petit. Une camionnette de la ville vient d’arriver, avec sa remorque sur le dos. Et, hop ! Le petit pin est jeté à l’intérieur. Que va devenir ce végétal sans vie ?

Mon imagination arrive à grand galop. Ma tête bourdonne… Je me dis qu’il sera peut-être, stocké dans un joli jardin d’une maison… Démembré, sans doute… Mais ses petites bûches brûleront tout l’hiver dans une superbe cheminée. Elles réchaufferont le cœur des enfants pendant la veillée de Noël. Le petit pin jouera la star, ce jour là… Il aura une belle vie après sa mort…
J’ai oublié le parc, j’ai oublié mon banc. J’ai plongé, pendant un court instant, dans le monde de mes comptines. Je refais surface !

Au parc, c’est maintenant le cortège des personnes âgées. Elles m’émeuvent ! Il y a beaucoup de couples, certaines silhouettes sont voutées. Les vieux amoureux se tiennent la main, s’aidant mutuellement, comme pour alléger leur marche. Ils passent devant moi, on se salue timidement.

La jeune femme est toujours présente, et toujours sur la pelouse. Je me demande comment elle fait pour ne pas avoir froid. Car maintenant le ciel est voilé. Les rayons de soleil se battent pour déchirer ce léger tissu brumeux. Ils y arrivent, tant bien que mal, mais leur chaleur est faible. L’air n’est vraiment pas chaud. Où, peut-être que c’est moi, qui devient frileuse, trop habituée au soleil du midi. Ah ! J’ai du penser trop fort ! La jeune femme vient de se déplacer pour se mettre sur un banc. Elle a jeté un chandail sur ses épaules.

Le carillon du clocher sonne déjà 16 heures…. J’entends les cris des enfants et les rebonds de leurs ballons.
Je laisse mon parc, mon banc, je vais retrouver mon « ordi »….
Mapie
17:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journal de femme, blog d'une femme, blog, femme, épouse, mère, famille




