mardi, 02 décembre 2008

PERE DODO et RIRI - CHAPITRE VI-

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CHAPITRE VI

Enfin, nous avons terminé. A ce moment là, nous apercevons juste la lune qui commence à disparaitre pour aller se coucher. Les étoiles s'éteignent une par une, ainsi que les lumières des villes. Le soleil pointe, à peine, le bout de ses rayons.

- Il est l'heure de vite nous quitter ma petite Mapie. D'ordinaire, il y a bien longtemps que nous sommes de retour au Pays des Rêves. J'espère que maintenant, tu es rassurée. Lorsque ta maman parlera du marchand de sable, ne crains plus rien. Me dit avec beaucoup de douceur Père Dodo.

- C'est certain Père Dodo, je ne me cacherai plus sous mes draps. Maintenant, je vais vous attendre toi et Riri.

- Merci, pour ton aide, Mapie ! Je crois que cette nuit sans toi, beaucoup d'enfants auraient été déçus. Murmure Riri.

- Mais de rien, Riri, je suis prête à t'aider à nouveau, dès que tu veux.

 

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Puis le nuage de Père Dodo et Riri, s'arrête devant la fenêtre de ma chambre. Je suis triste de quitter mes nouveaux amis. Je descends du nuage, puis je le regarde s'éloigner. Père Dodo et Riri me font des signes de la main. Je leurs réponds et le nuage disparait.

 

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Dans la chambre, ma sœur Renée, dort toujours d'un profond sommeil. Père Dodo a dû lui envoyer une sacrée dose de sable magique. Si elle savait !.... Je rentre dans mon lit des souvenirs pleins la tête et je m'endors.

- Les enfants, il est l'heure ! Il faut se préparer pour aller à l'école. Faites votre toilette, habillez-vous et venez prendre votre petit déjeuner. S'exclame maman.

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Encore les yeux fermés, je pense : « Oh ! Là, là !... Tu dis trop de choses à la fois. Je n'ai pas dormi, moi ! J'ai travaillé... » . Puis, j'ouvre les yeux, je regarde autour de moi. Ma sœur est déjà levée. Elle se prépare. Une grande tristesse m'envahit. Suis-je bête ! Je n'ai fais qu'un merveilleux rêve. Père Dodo et Riri ne sont que des chimères. Je suis vraiment très, très triste et déçue. Pour ajouter à ma déception et me faire revenir à la banale réalité, maman me secoue en me disant de me dépêcher.

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Comme tous les jours, je plie et range mon pyjama sous mon oreiller. Mes gestes sont vraiment lents. Je suis tellement, tellement peinée. Tout à coup, en soulevant mon oreiller, je découvre une pièce de monnaie, alors que je n'ai perdu aucune dent. Juste à côté, se trouve un grain de sable étoilé, plus gros que ceux de cette nuit. Je le prends entre mes mains et j'admire cet astre, comme me l'a appris Père Dodo. Et là, que vois-je, à travers ce grain scintillant ? Mes deux amis qui agitent leurs mains pour me faire un « coucou » J'aperçois Riri avec une belle banderole ou il y a inscrit « A ce soir ! »

 

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Vite fait, je range mes trésors dans ma boite à secret. Je suis toute émoustillée. Je n'ai donc pas rêvé. Ce soir, je retrouve Père Dodo et Riri....


FIN

 

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Voilà, les enfants, une comptine terminée. Dès demain, je vous annonce que vous aurez une histoire tous les soirs. C'est une comptine qui est rythmé sur le calendrier de l'avent. Donc, je vous donne rendez-vous tous les soirs pour une merveilleuse comptine de Noël. Je vous dis douce nuit et à très vite.





 

mardi, 25 novembre 2008

PERE DODO et RIRI - CHAPITRE V-

 

 

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CHAPITRE V

 

Riri a donc retrouvé son calme. Elle nous demande à Père Dodo et à moi-même de bien vouloir de l'excuser pour son comportement. Père Dodo, pour toute réponse, du bout de son index lui tapote le museau. Quant à moi, je la rejoins et je lui fais un large sourire, comme elle me l'a demandé. Je veux lui montrer que je n'ai aucune rancune.

 

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Docilement, Riri demande à Père Dodo de stopper le nuage. Nous sommes arrivés auprès d'un petit dormeur qui a perdu sa dent. Le nuage est au-dessus de sa maison. Riri lance une longue et grosse corde que je n'avais pas remarquée.

- Père Dodo, veux-tu envoyer un peu de ton sable magique sur notre petit dormeur ? Je voudrais être sure qu'il ne se réveillera pas, pendant que je ferai mon travail. Explique Riri.

- Bien entendu, Riri ! Je fais comme d'habitude. Répond Père Dodo.

- Oui, mais cette fois-ci, charge un peu plus la dose. Nous sommes deux à nous rendre auprès du petit dormeur. Donc, plus de risques de faire du bruit. Conclue Riri.

- Puis moi, je ne suis pas aussi petite que Riri, pour me glisser partout. Comment vais-je faire ? Et, je ne suis vraiment pas rassurée par la corde. Dis-je.

 

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Père Dodo et Riri se regardent, puis éclatent de rire. Moi, je ne trouve pas cela drôle du tout. Je suis inquiète.

- Ne te fais pas de souci. Fais-moi confiance. Rétorque Riri.

- Oui, tu n'as pas à t'en faire. Riri est une « pro ». Puis, surtout, n'oublie pas, il y a un peu de magie autour de nous. M'explique Père Dodo.

 

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Il est vrai que depuis un bon moment, je n'ai été que de surprises en surprises. Je ne m'étonne plus de rien. Alors, pourquoi m'en faire ? Bien que l'histoire de la corde.... Justement, Riri la lance dans le vide. Elle se balance juste au-dessus du toit de la maison que nous devons « visiter ». Je ne sais même pas comment cette sacrée corde est accrochée au nuage. Encore un mystère ?!...

 

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Riri passe la première et s'accroche habilement à ce gros lacet. J'hésite et cette fois-ci, je n'essaie pas l'imiter en essayant d'être aussi agile et habile qu'elle. Au contraire, je m'agrippe péniblement et fortement à cette corde. Je la serre vraiment de toutes mes forces.

- Très bien Mapie ! Maintenant, fais comme moi, laisse-toi glisser. Me conseille Riri.

Dans ma petite tête, je pense : « Il n'en est pas question. Je vais tomber.... Je vais me rompre le coup ». Comme de bien entendu, Père Dodo et Riri ont lui dans mes pensées.

- Sois confiante, écoute Riri. Il ne t'arrivera absolument rien. Me dit Père Dodo.

- Allez, Allez ! Insiste Riri, qui est déjà au bout de la corde.

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Je ferme les yeux et je me répète : « Oui, j'ai confiance, j'ai confiance ». Et, tout en marmonnant ces mots, mes mains se desserrent de la corde et je me laisse glisser. Je ne peux vous expliquer la sensation que j'ai pu ressentir. Je me souviens d'une chose c'est que mon cœur battait la chamade. Enfin, lorsque je décide d'ouvrir les yeux, je me trouve dans une chambre d'enfant. Comment y suis-je arrivée ? Seule, Riri pourrait vous l'expliquer. Mais, il y a certaines choses que Père Dodo et Riri gardent secret. (A nous faire marcher notre imagination pour essayer de comprendre).

 

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Riri et moi, nous nous trouvons dans la chambre d'un petit garçon. Riri me dit qu'il s'appelle ESTEBAN. Il dort profondément. Père Dodo a bien fait son travail. Riri avec rapidité, et toujours agilité se glisse sous l'oreiller du petit dormeur. Elle y dépose une pièce et revient avec la dent du petit ESTEBAN. Puis, elle me montre une porte et me murmure :

- Derrière cette porte, il y a la chambre des parents. Tiens, je te donne la dent et tu vas la placer sur la table de nuit. Un papa et une maman aiment toujours garder en souvenir les premières dents de leurs petits.

- Mais tu n'as pas peur que je fasse du bruit ? Moi, je n'ai pas l'habitude comme toi. Dis-je avec inquiétude.

- Il faut un début à tout et j'ai confiance en toi. Répond Riri.

 

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Le fait que Riri me fasse confiance, je redouble d'applications. Je ne veux pas la décevoir et je m'exécute. Ouf ! Tout se passe à merveille. Je suis fière de moi.

- Tu peux l'être ! Chuchote Riri, qui encore une fois, a lu dans mes pensées.

 

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Maintenant, Riri donne plusieurs coups sur la corde pour alerter Père Dodo, que nous avons fini notre tâche auprès du petit ESTEBAN. Cette fois-ci, Riri et moi nous nous enroulons autour de la corde. Cette dernière remonte doucement jusqu'au nuage. Pendant l'ascension Riri me dit :

- Ne me demande pas comment Père Dodo arrive à nous hisser. Je ne lui ai jamais posé la question et donc je n'en sais rien. Il a ses propres secrets que je respecte.

     

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    N'étant pas encore très à l'aise et rassurée au bout du gros lacet, je fais juste un petit signe de la tête. Ouf ! Enfin, nous voici arrivés sur le moelleux et confortable nuage. Je me sens bien mieux. Pourtant le travail de Riri n'est pas terminé. N'oublions pas que la liste est longue. Au bout, de plusieurs descentes et remontées, je prends de plus en plus d'assurance. Je finis par aimer réellement ce que je fais, c'est à dire seconder Riri.

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    Les enfants, je vous souhaite un bon mercredi et je vous donne rendez-vous vendredi. Et, comme d'habitude, je vous dis douce nuit.

     

    vendredi, 21 novembre 2008

    PERE DODO et RIRI - CHAPITRE IV-

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    CHAPITRE IV

     

    Je me sens soulagée et légère, comme le nuage de Père Dodo. Ce dernier, jette un regard sur son épaule. Et, que voyons-nous tous les deux ? Riri qui s'est assoupie. Elle a tiré à elle, la capuche du manteau de Père Dodo. Elle est toute blottie. Son petit museau est posé sur ses deux pattes avant. Elle est toute mignonne. Père Dodo me demande :

    - Ne t'avait-elle pas dit qu'elle devait commencer à travailler ?

    - Oui, elle a d'ailleurs débuté à le faire. Elle a sortie une longue liste.

    - Mais, tu penses bien que son travail ne se résume pas qu'à cela ?! Tu t'imagines bien qu'il faut aussi qu'elle dépose les pièces sous les oreillers des enfants qui ont perdu leurs petites dents.

    - Oui, je comprends ! Mais, il ne faut pas lui en vouloir.

    - Oh ! Je ne lui en veux pas. C'est nos petits dormeurs qui risquent de lui en vouloir s'ils ne trouvent pas leur pièce demain matin. Et, je ne te parles, même pas, de la réaction de Riri, si je ne la réveille pas. Elle m'en voudra énormément. Continue Père Dodo.

    - Je comprends

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    Père Dodo caresse avec son index la petite tête de Riri et lui murmure à l'oreille :

    - Il me semble que ce soir, tu as eu une faiblesse. Il faut te réveiller.

    Riri lève son petit museau, elle regarde autour d'elle, s'étire et se frotte les yeux. Elle semble un peu ronchon.

    - C'est votre faute ! Vous n'avez pas arrêté de parler. Père Dodo, je sais combien cela te tenait à cœur de montrer à Mapie, quel était réellement ton travail, pour qu'elle ne soit plus peur de toi. Mais cela a été long, et moi, qui sait, tout de toi, j'ai trouvé le temps interminable.

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    Oui, en effet ! J'ai bien raison, Riri est bien ronchon. Je ne me suis pas trompée.

    - Okay, okay ! On a compris, mais maintenant, toi, n'en perd plus. Je te propose même de faire comme moi. Montre à Mapie comment tu opères. Ainsi, elle pourra t'apporter son aide. Tu gagneras du temps. Calme Père Dodo.

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    Riri me regarde, sa frimousse reste toujours sévère. Elle prend sa bourse et la jette par dessus son épaule. Elle me tend la liste des noms des petits dormeurs.

    - Je connais cette liste par cœur, mais garde là avec toi, on ne sait jamais. Quant à toi, dirige-toi, plein sud. Ordonne-t-elle agacée à Père Dodo.

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    Maintenant, Riri est complètement réveillée. Elle prend les choses en mains en ordonnant. Père Dodo laisse faire. Il est même amusé. Il sait que sa petite amie va vite retrouver son calme, dès que son travail aura commencé. D'ailleurs, Père Dodo me lance un clin d'œil et sourit.

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    Riri s'est placée devant le nuage, elle scrute l'horizon. Elle me fait penser à un capitaine de bateau. Du haut, du nuage, je trouve le spectacle grandiose et magnifique. Nous naviguons entre les astres et les lumières des villes, que nous traversons. C'est vraiment féérique.

    - On n'a pas le temps d'admirer le paysage. Dit sèchement Riri.

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    Maintenant, je trouve qu'elle en fait un peu trop. Je suis vexée et même peinée, par son attitude et sa réflexion. Je boude.

    - Ne sois pas triste. Tu as raison, j'abuse. Allez ! Viens me rejoindre et fais-moi un beau sourire. Je vais avoir besoin de toi. Continue-t-elle avec douceur, cette fois-ci.

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    A mardi, les enfants ! Je vous souhaite une douce nuit et une bonne lecture pour le week-end. Il ne va pas faire beau sur toute la France et ou le ciel sera bleu, le vent soufflera très fort. Alors, installez-vous bien dans votre lit ou dans un fauteuil et lisez, ou écouter les comptines de Mapie

    mercredi, 19 novembre 2008

    PERE DODO et RIRI - CHAPITRE III -

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    CHAPITRE III

    Nous nous installons sur ce beau et douillet nuage. J'ai l'impression d'être sur un gros morceau de coton, ou je m'enfonce confortablement. Le nuage prend de la hauteur. J'ai l'impression de rejoindre les étoiles, de pouvoir tendre la main et les toucher. Père Dodo et Riri sourient de mon émerveillement.
    La petite souris plongent ses pattes de devant, dans les profondeurs du nuage. Elle en sort une jolie bourse, qu'elle secoue. J'entends le son de pièces sonnantes et trébuchantes. Puis, elle me chuchote :
    - Je vais commencer mon travail. Elle ouvre le petit sac et sort un papier roulé. Elle continue : « Tu vois, la dessus, j'ai tous les noms et prénoms des enfants qui ont perdu leurs dents ».
    Riri me tend cette liste. C'est un épais rouleau de papier. Elle m'autorise à le dérouler. Ciel ! Que de noms inscrits.
    - Mais, la nuit ne te suffira pas ! Dis-je.
    Ne t'en fais pas ! Bien au contraire, je vais avoir largement le temps. Cela fait tellement d'années que je fais ce merveilleux travail.

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    Puis, je me tourne vers Père Dodo, qui est entrain de guider très adroitement son nuage. Il me regarde et me dit : « Je sais que tu attends que je te montre la manière dont je travaille. Alors regarde ! »
    Comme Riri, il plonge une de ses mains dans le nuage. Il en sort une poignée de sable dans chaque main. Il tend ver moi son bras et ouvre des doigts. Des grains de sable scintillent.
    - Regarde bien ! Dit-il. « Scrute bien et prends un grain dans ta main »
    Je suis scrupuleusement les instructions de Père Dodo. J'ai maintenant, au creux de ma main, un point étoilé qui brille. En fait, j'ai l'impression de tenir entre mes doigts une minuscule étoile.
    - Tu vois ! Ce n'est pas du sable ordinaire. C'est un sable magique. Tu vas penser que j'insiste encore lourdement, mais je te demande de bien regarder, à nouveau, ce que tu as au creux de ta main.

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    En effet, je ne comprends pas trop l'insistance de Père Dodo. J'ai bien remarqué que je tenais une petite étoile entre les doigts. Mais bon, de nouveau, comme me le demande Père Dodo, mes yeux se posent sur le minuscule astre. D'un seul coup, j'aperçois des images qui défilent comme un dessin animé. Je demande :
    - Qu'est ce que c'est ?
    - Tout simplement, des rêves qui font le bonheur de tous les enfants, de tous les petits dormeurs. Père Dodo soupire longuement et continue : « Tu vois, je ne suis pas là pour faire pleurer les yeux des enfants. Toi, qui a si peur de moi, lorsque tu n'arrives pas à trouver le sommeil et qui te caches sous les draps. Je veux t'expliquer que mon travail est de faire rêver les enfants. Lorsque, je jette une poignée de mon sable magique dans une chambre d'enfant, chaque petit grain étoilé éclate comme des bulles de champagne et envahit la pièce de merveilleux rêves. Regarde ! Je vais te montrer, comment cela fonctionne. Tu vas même m'aider. Tiens : prend une poignée de sable ».
    Je plonge ma main dans le nuage et je remplis celle-ci de matière scintillante. Père Dodo ralentit le nuage. Il le fait stagner au-dessus d'un groupe de maisonnettes. D'un geste majestueux, il lance son sable. Il me fait signe d'en faire autant. J'essaye de l'imiter. Je voudrais que mon lancé soit aussi élégant que celui de Père Dodo. Malheureusement, je le trouve un peu maladroit. Pourtant, Père Dodo me félicite. Sans doute veut-il me faire plaisir ?...

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    Il fait descendre son nuage à la hauteur d'une fenêtre. Les volets sont fermés, pourtant je ne sais par quel phénomène, mais je peux apercevoir la chambre de deux petites filles. Sans doute, des sœurs, elles dorment profondément. Je vois la pluie d'étoiles, que nous avons lancée, Père Dodo et moi. Elle effleure les lits des petites filles. Les petits astres éclatent comme des bulles de savon, ou des bulles de champagne, comme dit Père Dodo. Je regarde les petites dormeuses, un sourire sur leurs petites lèvres se dessine. A ce moment là, je comprends que les rêves ont rempli leur sommeil.
    Père Dodo me regarde. Je crois qu'il attend de voir ce que je peux penser. Mais, non suis-je bête ? Père Dodo arrive à lire dans mes pensées. Nos regards se croisent, il sourit, puis me dit doucement :
    - J'espère que tu n'auras plus peur de moi ?
    Je m'exclame : « Oh ! Non, je n'aurais plus peur du tout »

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    Voilà ! les enfants, je sais que je viens un peu tard pour vous raconter la suite de cette histoire. Je vous souhaite tout de même une bonne lecture et je vous dis à vendredi.

    mardi, 11 novembre 2008

    Père DODO et RIRI - 1 -

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    CHAPITRE I

     

    Un soir, après le souper et après une bonne toilette, maman répète à ma sœur Renée, à mon petit frère Christophe, et à moi-même, la sacrée phrase : « Les enfants, au lit ! Avant que le marchand de sable ne passe ».

    Encore à ce jour, je n'ai jamais demandé à ma sœur, ainsi qu'à mon petit frère, si ces sacrés mots les avaient, une fois, inquiétés. Il faut dire que je suis l'ainée, donc il fallait montrer l'exemple. Je ne voulais surtout pas que l'on puisse s'apercevoir de mon inquiétude.

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    Nous partions donc tous les trois, en file indienne, dans le couloir qui accédait à nos chambres. Je dormais avec ma sœur. Quant à mon petit frère, il avait sa propre chambre. Dans ces moments là, je ne l'enviais pas d'avoir sa chambre pour lui tout seul.

    Une fois dans nos lits, j'essayais de tenir une discussion avec ma sœur, pour retarder le moment ou je devais me cacher sous les draps. Hélas ! Renée était une grosse dormeuse. Elle s'endormait dès que sa tête effleurait son oreiller.

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    Donc un soir, après avoir entendu, la « sacro-sainte » Phrase de maman, toujours en file indienne, ma sœur, mon petit frère et moi-même, nous partions nous coucher.

    Comme d'habitude, je me glisse en vitesse, sous les draps pour disparaitre totalement. Malheureusement, pour moi, nous étions en plein été. Malgré la fenêtre de la chambre ouverte, la chaleur était bien présente. Je transpirais, transpirais....

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    De temps en temps, je fermais très fortement les yeux. Je sortais à peine ma tête à la hauteur de mon nez, pour respirer un bon coup. Puis, je replongeais sous mes draps. J'avais l'impression d'être un baigneur avec la fraicheur de l'eau en moins. Les seules gouttes, qui perlaient sur mon front, était ma sueur.

    Cette nuit là, je n'avais vraiment pas de chance. Le sommeil ne venait pas. Je tournais, je virais dans mon lit. Un moment donné, je me suis dis « Tant pis, Sois courageuse ! Ouvre, une bonne fois pour toute, les yeux et attends le marchant de sable. Il te lancera quelques grains, tes yeux te piqueront, tu les fermeras, ensuite tu dormiras. Et après tu seras tranquille ». Je trouvais cette situation tellement intenable.

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    D'un seul coup, la chaleur a dû me faire perdre la tête. Je me revois encore, pousser brusquement mes draps jusqu'à ma taille et écarquiller mes yeux de toutes mes forces, et puis attendre....

    Je ne sais pas combien de temps, je suis restée comme cela, avec mes yeux grands ouverts. Lorsque, venu de nulle part, un rayon d'une lumière blanche intense, apparue. Il semblait viser mon lit, ou du moins me viser moi. Oui ! C'est exactement cela ! Il semblait me pointer du doigt. J'étais pétrifiée.

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    Mon regard ne pouvait pas résister à cette luminosité éblouissante. Alors, je me suis tournée vers le lit de ma sœur. Je pensais que ce rayon si blanc, si puissant l'avait réveillé. Mais, non ! Elle dormait toujours.

    J'essayais, à nouveau, de faire face à cet étrange faisceau. Quand, tout à coup, il disparu comme il était venu. En laissant, simplement, derrière lui, une douce trainée lumineuse. Une lumière tamisée restait là, juste au-dessus de mon lit.

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    Cette douce lumière me réconfortait. Même, si je me disais que sa présence n'était pas normale, je n'étais plus inquiète. Sincèrement, je pensais que j'aurais dû continuer à l'être, mais je ne pouvais pas. Au contraire, je me sentais calme et apaisée. Ma peur s'était envolée. Pourtant, je n'étais pas au bout de mes surprises...

    Une légère brise s'est mise à faire virevolter le rideau de ma chambre....

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    Les enfants, je vous souhaite une douce nuit et je vous donne rendez-vous vendredi.

    Mapie