mardi, 11 novembre 2008
Père DODO et RIRI - 1 -

CHAPITRE I
Un soir, après le souper et après une bonne toilette, maman répète à ma sœur Renée, à mon petit frère Christophe, et à moi-même, la sacrée phrase : « Les enfants, au lit ! Avant que le marchand de sable ne passe ».
Encore à ce jour, je n'ai jamais demandé à ma sœur, ainsi qu'à mon petit frère, si ces sacrés mots les avaient, une fois, inquiétés. Il faut dire que je suis l'ainée, donc il fallait montrer l'exemple. Je ne voulais surtout pas que l'on puisse s'apercevoir de mon inquiétude.

Nous partions donc tous les trois, en file indienne, dans le couloir qui accédait à nos chambres. Je dormais avec ma sœur. Quant à mon petit frère, il avait sa propre chambre. Dans ces moments là, je ne l'enviais pas d'avoir sa chambre pour lui tout seul.
Une fois dans nos lits, j'essayais de tenir une discussion avec ma sœur, pour retarder le moment ou je devais me cacher sous les draps. Hélas ! Renée était une grosse dormeuse. Elle s'endormait dès que sa tête effleurait son oreiller.

Donc un soir, après avoir entendu, la « sacro-sainte » Phrase de maman, toujours en file indienne, ma sœur, mon petit frère et moi-même, nous partions nous coucher.
Comme d'habitude, je me glisse en vitesse, sous les draps pour disparaitre totalement. Malheureusement, pour moi, nous étions en plein été. Malgré la fenêtre de la chambre ouverte, la chaleur était bien présente. Je transpirais, transpirais....

De temps en temps, je fermais très fortement les yeux. Je sortais à peine ma tête à la hauteur de mon nez, pour respirer un bon coup. Puis, je replongeais sous mes draps. J'avais l'impression d'être un baigneur avec la fraicheur de l'eau en moins. Les seules gouttes, qui perlaient sur mon front, était ma sueur.
Cette nuit là, je n'avais vraiment pas de chance. Le sommeil ne venait pas. Je tournais, je virais dans mon lit. Un moment donné, je me suis dis « Tant pis, Sois courageuse ! Ouvre, une bonne fois pour toute, les yeux et attends le marchant de sable. Il te lancera quelques grains, tes yeux te piqueront, tu les fermeras, ensuite tu dormiras. Et après tu seras tranquille ». Je trouvais cette situation tellement intenable.

D'un seul coup, la chaleur a dû me faire perdre la tête. Je me revois encore, pousser brusquement mes draps jusqu'à ma taille et écarquiller mes yeux de toutes mes forces, et puis attendre....
Je ne sais pas combien de temps, je suis restée comme cela, avec mes yeux grands ouverts. Lorsque, venu de nulle part, un rayon d'une lumière blanche intense, apparue. Il semblait viser mon lit, ou du moins me viser moi. Oui ! C'est exactement cela ! Il semblait me pointer du doigt. J'étais pétrifiée.

Mon regard ne pouvait pas résister à cette luminosité éblouissante. Alors, je me suis tournée vers le lit de ma sœur. Je pensais que ce rayon si blanc, si puissant l'avait réveillé. Mais, non ! Elle dormait toujours.
J'essayais, à nouveau, de faire face à cet étrange faisceau. Quand, tout à coup, il disparu comme il était venu. En laissant, simplement, derrière lui, une douce trainée lumineuse. Une lumière tamisée restait là, juste au-dessus de mon lit.

Cette douce lumière me réconfortait. Même, si je me disais que sa présence n'était pas normale, je n'étais plus inquiète. Sincèrement, je pensais que j'aurais dû continuer à l'être, mais je ne pouvais pas. Au contraire, je me sentais calme et apaisée. Ma peur s'était envolée. Pourtant, je n'étais pas au bout de mes surprises...
Une légère brise s'est mise à faire virevolter le rideau de ma chambre....

Les enfants, je vous souhaite une douce nuit et je vous donne rendez-vous vendredi.
Mapie
19:25 Publié dans Comptines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature enfantine, blog pour les petits et les grands, journal pour enfants, poésie, poème, écriture, lecture
lundi, 10 novembre 2008
PERE DODO et RIRI

INTRODUCTION
D'autant que je m'en souvienne, depuis ma plus tendre enfance, j'ai toujours entendu parler du « Marchand de Sable » Aujourd'hui, j'ai décidé de l'appeler « Père Dodo ». A mon oreille, c'est un surnom qui sonne d'une manière plus douce, en même temps plus familière. Mais, je dois vous avouer que j'ai emprunté cette idée à une amie. Vous comprendrez au fil de mon histoire.

Aujourd'hui, aussi, je voudrais que l'on arrête d'inquiéter les enfants. C'est à dire vous, mes chers petits lecteurs, avec ces phrases qui semblent, sans conséquence, mais qui pourtant, lorsqu'on est petit, prennent parfois, une importance non négligeable, pour certains d'entre nous. « Il est l'heure d'aller te coucher car le marchant de sable va passer »ou encore « Va vite te coucher avant que le marchant de sable ne passe »

Etant petite, pour moi, cela voulait dire : « Ferme vite tes yeux, sinon lorsque le marchand de sable passera et que tu ne dors pas, tu auras droit à une poignée de sable dans tes yeux. Et, ils vont te piquer terriblement » .

Oui, pour ma part, c'est comme cela, que je traduisais ce que les « grands » me racontaient. Et, bien entendu, je n'étais pas du tout rassurée. Je me souviens même que je remontais mes draps. Ensuite, je plongeais ma tête dessous. Ainsi, pensais-je « Le marchand de sable ne pourra pas s'apercevoir que je ne dors pas, et mes yeux seront protégés »

Je restais donc là, un long moment, transpirant. Enfin, lorsque je sentais que mes yeux se fermaient tous seuls, alors j'osais sortir de ma cachette. Je ne craignais plus rien, puisque mes paupières devenaient trop lourdes à soulever.

Mais un jour, plutôt un soir, il m'est arrivé une chose extraordinaire. C'est donc cette histoire que je vais vous conter. Petits et grands, je vous donne rendez-vous mardi soir.... A très vite et douce nuit.
Mapie
17:00 Publié dans Comptines, contines, petites histoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature enfantine, blog pour les petits et les grands, enfance, enfants, ados, juniors, parents
jeudi, 06 novembre 2008
Les Comptines de Mapie Roësch-Sergent font peau neuve

Grands et petits,
Les Comptines de Mapie font peau neuve ! Oui, j'ai abandonné quelques temps mon blog, pour écrire mes comptines sur LE POST, journal du net. Je l'avoue, mon choix n'a pas été très judicieux. Très mauvais support pour des histoires enfantines. Mes pauvres comptines étaient perdues, au milieu de l'actualité. Ce journal fort intéressant par ailleurs, pour les grands qui peuvent ajouter leur grain de sel concernant les informations du moment, n'est vraiment pas dédié aux enfants.

Donc le blog de Mapie reprend du poil de la bête et revient au devant de la scène, pour vous les petits. Mais, je n'oublie pas les grands qui aiment retrouver l'ambiance de l'enfance. Les grands qui apprécient les rêves, la poésie, un monde magique..... Je vous souhaite donc la bienvenue à tous.

Après cette expérience que je ne qualifierai pas de négative, loin de là, car elle m'a permit de rencontrer des personnes très intéressantes, qui sont restées des relations amicales. Ces relations sont toujours présentes, elles restent fidèles à ce que je fais, à ce que j'écris et tout particulièrement à ces nouveaux amis, je leur offre mon hospitalité sur mon blog et je les invite à réagir sur mon site, comme elles le font sur le POST.

Voilà, les enfants après cette mise au point. Je vous retrouve demain ou je vais reprendre sur le blog de Mapie, la comptine de BIBILI.
18:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature enfantine, blog pour les petits et les grands, les comptines de mapie roësch-sergent, familles, enfants, ados, juniors




