vendredi, 21 novembre 2008
PERE DODO et RIRI - CHAPITRE IV-

CHAPITRE IV
Je me sens soulagée et légère, comme le nuage de Père Dodo. Ce dernier, jette un regard sur son épaule. Et, que voyons-nous tous les deux ? Riri qui s'est assoupie. Elle a tiré à elle, la capuche du manteau de Père Dodo. Elle est toute blottie. Son petit museau est posé sur ses deux pattes avant. Elle est toute mignonne. Père Dodo me demande :
- Ne t'avait-elle pas dit qu'elle devait commencer à travailler ?
- Oui, elle a d'ailleurs débuté à le faire. Elle a sortie une longue liste.
- Mais, tu penses bien que son travail ne se résume pas qu'à cela ?! Tu t'imagines bien qu'il faut aussi qu'elle dépose les pièces sous les oreillers des enfants qui ont perdu leurs petites dents.
- Oui, je comprends ! Mais, il ne faut pas lui en vouloir.
- Oh ! Je ne lui en veux pas. C'est nos petits dormeurs qui risquent de lui en vouloir s'ils ne trouvent pas leur pièce demain matin. Et, je ne te parles, même pas, de la réaction de Riri, si je ne la réveille pas. Elle m'en voudra énormément. Continue Père Dodo.
- Je comprends

Père Dodo caresse avec son index la petite tête de Riri et lui murmure à l'oreille :
- Il me semble que ce soir, tu as eu une faiblesse. Il faut te réveiller.
Riri lève son petit museau, elle regarde autour d'elle, s'étire et se frotte les yeux. Elle semble un peu ronchon.
- C'est votre faute ! Vous n'avez pas arrêté de parler. Père Dodo, je sais combien cela te tenait à cœur de montrer à Mapie, quel était réellement ton travail, pour qu'elle ne soit plus peur de toi. Mais cela a été long, et moi, qui sait, tout de toi, j'ai trouvé le temps interminable.

Oui, en effet ! J'ai bien raison, Riri est bien ronchon. Je ne me suis pas trompée.
- Okay, okay ! On a compris, mais maintenant, toi, n'en perd plus. Je te propose même de faire comme moi. Montre à Mapie comment tu opères. Ainsi, elle pourra t'apporter son aide. Tu gagneras du temps. Calme Père Dodo.

Riri me regarde, sa frimousse reste toujours sévère. Elle prend sa bourse et la jette par dessus son épaule. Elle me tend la liste des noms des petits dormeurs.
- Je connais cette liste par cœur, mais garde là avec toi, on ne sait jamais. Quant à toi, dirige-toi, plein sud. Ordonne-t-elle agacée à Père Dodo.

Maintenant, Riri est complètement réveillée. Elle prend les choses en mains en ordonnant. Père Dodo laisse faire. Il est même amusé. Il sait que sa petite amie va vite retrouver son calme, dès que son travail aura commencé. D'ailleurs, Père Dodo me lance un clin d'œil et sourit.

Riri s'est placée devant le nuage, elle scrute l'horizon. Elle me fait penser à un capitaine de bateau. Du haut, du nuage, je trouve le spectacle grandiose et magnifique. Nous naviguons entre les astres et les lumières des villes, que nous traversons. C'est vraiment féérique.
- On n'a pas le temps d'admirer le paysage. Dit sèchement Riri.

Maintenant, je trouve qu'elle en fait un peu trop. Je suis vexée et même peinée, par son attitude et sa réflexion. Je boude.
- Ne sois pas triste. Tu as raison, j'abuse. Allez ! Viens me rejoindre et fais-moi un beau sourire. Je vais avoir besoin de toi. Continue-t-elle avec douceur, cette fois-ci.

A mardi, les enfants ! Je vous souhaite une douce nuit et une bonne lecture pour le week-end. Il ne va pas faire beau sur toute la France et ou le ciel sera bleu, le vent soufflera très fort. Alors, installez-vous bien dans votre lit ou dans un fauteuil et lisez, ou écouter les comptines de Mapie
18:19 Publié dans Comptines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poèmes, littérature enfantine, histoires, stories, rêves, dreams
mercredi, 19 novembre 2008
PERE DODO et RIRI - CHAPITRE III -

CHAPITRE III
Nous nous installons sur ce beau et douillet nuage. J'ai l'impression d'être sur un gros morceau de coton, ou je m'enfonce confortablement. Le nuage prend de la hauteur. J'ai l'impression de rejoindre les étoiles, de pouvoir tendre la main et les toucher. Père Dodo et Riri sourient de mon émerveillement.
La petite souris plongent ses pattes de devant, dans les profondeurs du nuage. Elle en sort une jolie bourse, qu'elle secoue. J'entends le son de pièces sonnantes et trébuchantes. Puis, elle me chuchote :
- Je vais commencer mon travail. Elle ouvre le petit sac et sort un papier roulé. Elle continue : « Tu vois, la dessus, j'ai tous les noms et prénoms des enfants qui ont perdu leurs dents ».
Riri me tend cette liste. C'est un épais rouleau de papier. Elle m'autorise à le dérouler. Ciel ! Que de noms inscrits.
- Mais, la nuit ne te suffira pas ! Dis-je.
Ne t'en fais pas ! Bien au contraire, je vais avoir largement le temps. Cela fait tellement d'années que je fais ce merveilleux travail.

Puis, je me tourne vers Père Dodo, qui est entrain de guider très adroitement son nuage. Il me regarde et me dit : « Je sais que tu attends que je te montre la manière dont je travaille. Alors regarde ! »
Comme Riri, il plonge une de ses mains dans le nuage. Il en sort une poignée de sable dans chaque main. Il tend ver moi son bras et ouvre des doigts. Des grains de sable scintillent.
- Regarde bien ! Dit-il. « Scrute bien et prends un grain dans ta main »
Je suis scrupuleusement les instructions de Père Dodo. J'ai maintenant, au creux de ma main, un point étoilé qui brille. En fait, j'ai l'impression de tenir entre mes doigts une minuscule étoile.
- Tu vois ! Ce n'est pas du sable ordinaire. C'est un sable magique. Tu vas penser que j'insiste encore lourdement, mais je te demande de bien regarder, à nouveau, ce que tu as au creux de ta main.

En effet, je ne comprends pas trop l'insistance de Père Dodo. J'ai bien remarqué que je tenais une petite étoile entre les doigts. Mais bon, de nouveau, comme me le demande Père Dodo, mes yeux se posent sur le minuscule astre. D'un seul coup, j'aperçois des images qui défilent comme un dessin animé. Je demande :
- Qu'est ce que c'est ?
- Tout simplement, des rêves qui font le bonheur de tous les enfants, de tous les petits dormeurs. Père Dodo soupire longuement et continue : « Tu vois, je ne suis pas là pour faire pleurer les yeux des enfants. Toi, qui a si peur de moi, lorsque tu n'arrives pas à trouver le sommeil et qui te caches sous les draps. Je veux t'expliquer que mon travail est de faire rêver les enfants. Lorsque, je jette une poignée de mon sable magique dans une chambre d'enfant, chaque petit grain étoilé éclate comme des bulles de champagne et envahit la pièce de merveilleux rêves. Regarde ! Je vais te montrer, comment cela fonctionne. Tu vas même m'aider. Tiens : prend une poignée de sable ».
Je plonge ma main dans le nuage et je remplis celle-ci de matière scintillante. Père Dodo ralentit le nuage. Il le fait stagner au-dessus d'un groupe de maisonnettes. D'un geste majestueux, il lance son sable. Il me fait signe d'en faire autant. J'essaye de l'imiter. Je voudrais que mon lancé soit aussi élégant que celui de Père Dodo. Malheureusement, je le trouve un peu maladroit. Pourtant, Père Dodo me félicite. Sans doute veut-il me faire plaisir ?...

Il fait descendre son nuage à la hauteur d'une fenêtre. Les volets sont fermés, pourtant je ne sais par quel phénomène, mais je peux apercevoir la chambre de deux petites filles. Sans doute, des sœurs, elles dorment profondément. Je vois la pluie d'étoiles, que nous avons lancée, Père Dodo et moi. Elle effleure les lits des petites filles. Les petits astres éclatent comme des bulles de savon, ou des bulles de champagne, comme dit Père Dodo. Je regarde les petites dormeuses, un sourire sur leurs petites lèvres se dessine. A ce moment là, je comprends que les rêves ont rempli leur sommeil.
Père Dodo me regarde. Je crois qu'il attend de voir ce que je peux penser. Mais, non suis-je bête ? Père Dodo arrive à lire dans mes pensées. Nos regards se croisent, il sourit, puis me dit doucement :
- J'espère que tu n'auras plus peur de moi ?
Je m'exclame : « Oh ! Non, je n'aurais plus peur du tout »

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samedi, 15 novembre 2008
PERE DODO et RIRI - CHAPITRE II -

CHAPITRE II
Je respire profondément. Comme je suis bien !... Mes paupières peuvent se fermer tranquillement. D'ailleurs, elles sont lourdes, très lourdes. Je ne pense plus à rien.
De nouveau, une brise vient me caresser mon visage. Mes yeux ne s'ouvrent plus. Je suis trop fatiguée. Mais une voix me susurre :« Bonsoir Mapie ! » . Je m'entends répondre sans soulever les paupières « Bonsoir »
- Tu n'as pas envie de savoir à qui tu parles ?
- Si, mais je ne peux pas ouvrir mes yeux. Trop, trop fatiguée. Dis-je en articulant à peine.

Soudain, un claquement de doigts raisonne au dessus de ma tête. Là, brusquement, mes paupières se soulèvent avec facilité. Surprise, je me redresse. Devant moi se tient une silhouette. Elle s'approche de moi, puis s'assoit sur mon lit.
Maintenant, je découvre un homme d'un âge certain, tout vêtu de blanc. Il porte un long manteau avec une capuche et une grande écharpe. En fait, il ressemble un peu au Père Noël. Mais, au lieu d'avoir une longue barbe, il porte une élégante moustache, aussi blanche que son bel habit. Derrière de petites lunettes toutes rondes, se cachent des yeux clairs. Le regard est doux.

Tout à coup, je m'aperçois qu'il a sur son épaule une petite souris. Elle est drôle ! Elle est assise sur son postérieur. Ses pattes de devant sont croisées sur son minuscule poitrail. De même, ses pattes de derrières sont tout aussi croisées, d'une manière élégante. Cette petite souris me semble coquette !
Je me frotte longuement les yeux. Puis, je regarde autour de moi. Je ne vois plus le lit de ma sœur. Je n'aperçois plus les murs de ma chambre. Seule, la fenêtre est restée là, comme suspendue dans les airs. Il y a juste stationné devant, un superbe nuage.
- Non tu ne rêves pas ! Par contre, tu es réellement au « Pays des Rêves ». Surtout, ne sois pas effrayée. Je me présente, je suis le marchand de sable.

En attendant cela, je sursaute toute de même. «j'ai été prise sur le fait ! » Suis-je entrain de penser. Le marchand de sable a découvert mon manège. Me cacher sous les draps, cela n'a pas marché. Et, dire que j'ai sué pendant des heures ! Je baisse la tête. Je suis honteuse. Le marchand de sable continue :
- Tu peux me regarder. Je sais que ta maman, tous les soirs, te parle de moi. Mais contrairement à ce que tu penses, je ne suis pas là pour te punir. Je ne lance pas de sable dans les yeux des enfants. Quelle personne pourrait faire cela ? J'ai beaucoup de peine que l'on puisse croire que je suis capable d'agir ainsi.

Maintenant, j'ose regarder le marchand de sable. Il a un sourire triste. La petite souris est toujours sur son épaule. Elle fait mine de tousser.
- Oh ! Je manque à tous mes devoirs. Continue le marchand de sable. « Je te présente la petite souris « Riri » . Elle m'accompagne tout le temps. Tu sais elle.... »
- Eh, oh ! Interrompt Riri. « Je peux parler moi aussi. Oui, je suis Riri, la petite souris. Père Dodo et moi, on ne se quitte jamais. Oui, c'est comme cela que j'appelle mon ami le marchand de sable. Je suis donc la petite souris qui cache une pièce sous l'oreiller des enfants, lorsqu'ils perdent leurs dents. Je suis déjà venue te voir »

Riri est vraiment surprenante. Elle se comporte comme une petite bonne-femme, avec des manières de petite bonne-femme. Elle passe ses mains pour lisser sa jolie robe de poils blancs, s'arrange les oreilles. C'est vraiment une souris très coquette. Cela m'amuse ! Quant au marchand de sable, appelons le donc Père Dodo, comme Riri. Moi aussi, je préfère ce surnom. Vous avez compris, maintenant, d'où vient ce nom de baptême ?!...
Père Dodo est toujours assis au bord de mon lit. D'une main, il caresse son élégante moustache. Puis, une fois que Riri a fini de parler, il me regarde et me dit :
- Si tu veux, je t'invite à venir, avec nous, faire un tour sur mon nuage.
Cette proposition, je l'avoue me tente plus que tout. Mais, papa et maman m'ont toujours appris à ne pas suivre des inconnus. Je ne peux pas désobéir. Pourtant, ce n'est pas l'envie qui me manque.
- Ne t'en fais pas, nous ne sommes pas des inconnus. Tes parents nous connaissent bien. Surtout ta maman, n'est ce pas ? Donc, ils ne diront rien. Conclue Riri.

Je suis surprise, Riri a deviné ce que j'étais entrain de penser.
- Certes, Riri et moi, nous avons ce don, nous arrivons à lire dans les pensées des enfants. Continue Père Dodo.
Convaincue par Riri, je ne me fais pas prier. Père Dodo m'aide à me lever. Il me prend la main. Riri est toujours bien installée sur son épaule.
Le nuage est toujours là, stationné devant la fenêtre de ma chambre. Plus rien ne me semble anormale. Je me laisse guider par Père Dodo et Riri. Nous montons sur le nuage. Père Dodo me tend une jolie couverture, très douce et toujours blanche.
- Couvre-toi ! Nous allons prendre les airs et dans le ciel, il fait toujours un peu frais, même en plein été.
- Merci ! Dis-je.

Eh ! Voilà, les enfants, je vous donne rendez-vous mardi. Je vous souhaite une bon week-end et n'oubliez pas de m'envoyer vos dessins, pour illustrer mes comptines, je les attends....
11:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poèmes, chansons, histoires, comptines, il était une fois, littérature enfantine
mardi, 11 novembre 2008
Père DODO et RIRI - 1 -

CHAPITRE I
Un soir, après le souper et après une bonne toilette, maman répète à ma sœur Renée, à mon petit frère Christophe, et à moi-même, la sacrée phrase : « Les enfants, au lit ! Avant que le marchand de sable ne passe ».
Encore à ce jour, je n'ai jamais demandé à ma sœur, ainsi qu'à mon petit frère, si ces sacrés mots les avaient, une fois, inquiétés. Il faut dire que je suis l'ainée, donc il fallait montrer l'exemple. Je ne voulais surtout pas que l'on puisse s'apercevoir de mon inquiétude.

Nous partions donc tous les trois, en file indienne, dans le couloir qui accédait à nos chambres. Je dormais avec ma sœur. Quant à mon petit frère, il avait sa propre chambre. Dans ces moments là, je ne l'enviais pas d'avoir sa chambre pour lui tout seul.
Une fois dans nos lits, j'essayais de tenir une discussion avec ma sœur, pour retarder le moment ou je devais me cacher sous les draps. Hélas ! Renée était une grosse dormeuse. Elle s'endormait dès que sa tête effleurait son oreiller.

Donc un soir, après avoir entendu, la « sacro-sainte » Phrase de maman, toujours en file indienne, ma sœur, mon petit frère et moi-même, nous partions nous coucher.
Comme d'habitude, je me glisse en vitesse, sous les draps pour disparaitre totalement. Malheureusement, pour moi, nous étions en plein été. Malgré la fenêtre de la chambre ouverte, la chaleur était bien présente. Je transpirais, transpirais....

De temps en temps, je fermais très fortement les yeux. Je sortais à peine ma tête à la hauteur de mon nez, pour respirer un bon coup. Puis, je replongeais sous mes draps. J'avais l'impression d'être un baigneur avec la fraicheur de l'eau en moins. Les seules gouttes, qui perlaient sur mon front, était ma sueur.
Cette nuit là, je n'avais vraiment pas de chance. Le sommeil ne venait pas. Je tournais, je virais dans mon lit. Un moment donné, je me suis dis « Tant pis, Sois courageuse ! Ouvre, une bonne fois pour toute, les yeux et attends le marchant de sable. Il te lancera quelques grains, tes yeux te piqueront, tu les fermeras, ensuite tu dormiras. Et après tu seras tranquille ». Je trouvais cette situation tellement intenable.

D'un seul coup, la chaleur a dû me faire perdre la tête. Je me revois encore, pousser brusquement mes draps jusqu'à ma taille et écarquiller mes yeux de toutes mes forces, et puis attendre....
Je ne sais pas combien de temps, je suis restée comme cela, avec mes yeux grands ouverts. Lorsque, venu de nulle part, un rayon d'une lumière blanche intense, apparue. Il semblait viser mon lit, ou du moins me viser moi. Oui ! C'est exactement cela ! Il semblait me pointer du doigt. J'étais pétrifiée.

Mon regard ne pouvait pas résister à cette luminosité éblouissante. Alors, je me suis tournée vers le lit de ma sœur. Je pensais que ce rayon si blanc, si puissant l'avait réveillé. Mais, non ! Elle dormait toujours.
J'essayais, à nouveau, de faire face à cet étrange faisceau. Quand, tout à coup, il disparu comme il était venu. En laissant, simplement, derrière lui, une douce trainée lumineuse. Une lumière tamisée restait là, juste au-dessus de mon lit.

Cette douce lumière me réconfortait. Même, si je me disais que sa présence n'était pas normale, je n'étais plus inquiète. Sincèrement, je pensais que j'aurais dû continuer à l'être, mais je ne pouvais pas. Au contraire, je me sentais calme et apaisée. Ma peur s'était envolée. Pourtant, je n'étais pas au bout de mes surprises...
Une légère brise s'est mise à faire virevolter le rideau de ma chambre....

Les enfants, je vous souhaite une douce nuit et je vous donne rendez-vous vendredi.
Mapie
19:25 Publié dans Comptines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature enfantine, blog pour les petits et les grands, journal pour enfants, poésie, poème, écriture, lecture




